Vitrail

Vitrail

Par MARC BOVE, publié le dimanche 11 octobre 2020 09:08 - Mis à jour le dimanche 11 octobre 2020 09:20
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L’atelier vitrail existe depuis la rentrée 2015. C’est à ce moment là qu’est venue l’idée de reproduire des vitraux comme ceux de l’abbaye cistercienne de Fontenay, la proximité du lieu aidant.

Les vitraux cisterciens ont deux avantages. Premièrement, il est interdit par la règle de l’ordre d’y faire figurer des symboles religieux. Les motifs sont, de facto, de la géométrie pure, avec souvent des entrelacs et parfois des évocations végétales. Deuxièmement, ils n’ont pas de couleurs (c’est aussi interdit par la règle), si ce n’est, parfois, de la grisaille (plusieurs niveaux de gris, jusqu’au noir). Si les vitraux de Fontenay sont colorés, c’est sans doute parce qu’il s’agit de reproductions. Nous avons donc pu, à notre tour,  les reproduire en y incluant des couleurs variées. Au fil des années, il a fallut aller chercher des modèles ailleurs, en se tournant vers l’abbaye d’Aubazine (en Corrèze), par exemple, dont l’église est toujours parée des plus vieux vitraux cisterciens d’Europe.

Les reproductions réalisées jusqu’à aujourd’hui à l’atelier vitrail sont des assemblages de 24 à 36 pièces.

Chacune des pièces est peinte sur un support plastique rigide, sous lequel est fixé un modèle, avec de la peinture pour vitres, en commençant par les couleurs. Après quelques coups de scalpel pour retailler les couleurs, qui parfois débordent un peu, vient le temps de représenter les âmes de plomb entre les couleurs avec une peinture noire. Puis, après séchage, il faut assembler les pièces sur une toile cirée transparente tendue sur un cadre de bois. Enfin, il sera nécessaire de faire des retouches là où quelques petits trous subsistent dans les couleurs et le noir.

Tout ceci demande du calme, de la concentration et du soin.